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Voilà un an que j'ai découvert un petit coin de
paradis pour une plante si singulière et devenue difficile à
observer dans son milieu naturel, j'ai nommé Utricularia Australis
reconnaissable à la forme étalée du label de sa fleur
(contrairement au label replié de la fleur d'Utricularia Vulgaris).
Depuis je vais régulièrement la photographier
et la voir prospérer dans un étang situé à 1000
mètres d'altitude à Saint-Paul, sur la commune de Bernex en
Haute-Savoie. Il est au coeur d'un bois, comprenant deux autres plans d'eau
dont un est aménagé en plage accueillant les touristes l'été.
Le plan d'eau aménagé ne possède aucune plante aquatique
de surface.
Mais intéressons nous à notre étang. Fin
Avril, la neige et la glace ont fondu et l'eau est encore trop froide pour
y voir le moindre signe de vie végétale en surface. Je décide
de revenir au début de l'été. Et c'est en mi-juin, muni
d'une bonne paire de bottes pour affronter l'épaisse couche de vase
en bord de rive, que j'aperçois les premières" boules"
d'utricularia qui se déploient dans l'eau. En effet, pour affronter
la période de repos de Novembre à fin Mai, les utricules se
compactent en formant des petites boules vertes. La végétation
commence à repartir.
Mi-aôut, je reviens sur les lieux. L'étang est
quasiment recouvert d'une végétation appréciant les conditions
paradisiaques des lieux, loin de toutes sources de pollution. Des centaines
d'utricules se développent le long de la berge .
Mi-septembre, le lac s'assèche doucement. La chaleur
de l'été et le faible taux de pluviométrie y ont contribué.
Certaines utricules se retrouvent coincer sur les berges et commencent à
subir l'enfer. Nos précieuses carnivores survivent dans un demi-centimètre
d'eau (avant dernière photo)
Après quelques jours, posées à même
le sol encore humide (photo ci-dessous à gauche), la plante finit par
sécher sur les feuilles (dernière photo)
Néanmoins, nombreuses sont celles qui ont pu échapper
à l'enfer et ainsi assurer le renouvellement de la plante à
la saison suivante. C'est ainsi un cycle sans fin qui se perpétue d'année
en année. Sans fin, si on préserve l'écosystème
si fragile de cet étang. Il suffirait de l'intervention néfaste
de l'homme pour que tout celà disparaisse, toutes ces plantes aquatiques
alors condamnées à vivre et être admirées dans
les parcs botaniques et jardins des particuliers...
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